Pour un meilleur voyage au japon
quelques suggestions et réflexions pragmatiques
Il semble que cette page attire votre intérêt en priorité aux autres pages du site. Soyez les bienvenues.
voyage et les saisons japonaises
Fin octobre à mi-juin est la longue période favorable aux voyages au Japon dans les régions iconiques, avec des climats variés mais praticables. Les moments les plus prisés sont le mois de novembre jusqu’à mi-décembre, et de mai jusqu’à la première quinzaine de juin au plus tard. Les mois du coeur de l’hiver sont moins pratiqués - sauf pendant les vacances scolaires de votre côté - et sont une occasion d’éviter le surtourisme. Ils courrent de mi-décembre à début mars et sont mélancoliques, attachants et assez froids ou très froids selon les régions, particulièrement les jours venteux, mais pas plus qu’en Europe de l’Ouest. Le réchauffement climatique se traduit récemment par des journées soudaines de douceur à Tokyo et au sud-ouest sur la face Pacifique, avec des amplitudes importantes entre minima et maxima. Ils constituent une bonne opportunité d’éviter le surtourisme, en particulier janvier et février, hors de vos dates de vacances scolaires, dans les destinations iconiques. Kyoto par exemple est plus froid que Tokyo au coeur de l’hiver, mais d’un charme exceptionnel. Fukuoka au sud n’est pas moins froid que Tokyo.
Sur la façade Pacifique, le ciel est souvent bleu quand bien même les variations de couleurs peuvent être très contrastées dans la même journée. Une chape de gris soudaine peut s’abattre sur un ciel bleu d’après-midi, moment singulier typique de l’hiver qui favorise la mélancolie. Celle-ci s’aménage en particulier avec la fréquentation de cafés sélectionnés sur les parcours et la découverte de la cuisine réchauffante qui sied particulièrement à l’hiver. A Kyoto bien couvert, une promenade matinale sous un ciel bleu le long de la rivière Kamogawa en direction du nord a un charme fou sans équivalent dans aucune autre ville à commencer par Tokyo. Cette formule est aussi valable en d’autre saisons dont le printemps.
Le printemps arrive tôt à Shikoku comme à Shizuoka qui offrent une sorte de micro-climat dans les secteurs proches de la mer. La floraison des pruniers - umé - au coeur de l’hiver, en février et parfois plus tôt, constitue le signe avant coureur de la venue du printemps qui n’est pas encore précoce.
La floraison des cerisiers a tendance à se produire plus tôt, avant la fin mars pour Tokyo et sa région, mais mars et début avril ne font pas encore le printemps qui a vraiment lieu en mai. Il peut encore faire soudainement très froid et pleuvoir de mars à avril. La période de mai jusqu'à mi-juin est souvent remarquable de bien-être. Si les fleurs des cerisiers ont disparu, sauf les plus tardives au nord du pays, elles sont largement compensées par l’explosion végétale que représente le printemps tardif de mai. La nature est alors sompteuse. Le vrai printemp se situe encore en mai.
Novembre est le mois de la perfection climatique. La pluviométrie est moindre; la chaleur et l’humidité ont disparu. C’est le mois de l’été indien, parfait pour la marche et la lumière. Les feuillages d’automne concernent la mi-novembre ou plus tard autour de Tokyo, plus tôt dans le Japon du nord. Fin novembre marque le moment de bascule vers l’hiver. Si la lumière en particulier semble ne pas vraiment changer de celle de novembre, le ressenti au quotidien en promenades est très différent. Il peut faire froid mais confortablement et la nuit tombe rapidement.
Sur la façade Pacifique, le ciel est souvent bleu quand bien même les variations de couleurs peuvent être très contrastées dans la même journée. Une chape de gris soudaine peut s’abattre sur un ciel bleu d’après-midi, moment singulier typique de l’hiver qui favorise la mélancolie. Celle-ci s’aménage en particulier avec la fréquentation de cafés sélectionnés sur les parcours et la découverte de la cuisine réchauffante qui sied particulièrement à l’hiver. A Kyoto bien couvert, une promenade matinale sous un ciel bleu le long de la rivière Kamogawa en direction du nord a un charme fou sans équivalent dans aucune autre ville à commencer par Tokyo. Cette formule est aussi valable en d’autre saisons dont le printemps.
Le printemps arrive tôt à Shikoku comme à Shizuoka qui offrent une sorte de micro-climat dans les secteurs proches de la mer. La floraison des pruniers - umé - au coeur de l’hiver, en février et parfois plus tôt, constitue le signe avant coureur de la venue du printemps qui n’est pas encore précoce.
La floraison des cerisiers a tendance à se produire plus tôt, avant la fin mars pour Tokyo et sa région, mais mars et début avril ne font pas encore le printemps qui a vraiment lieu en mai. Il peut encore faire soudainement très froid et pleuvoir de mars à avril. La période de mai jusqu'à mi-juin est souvent remarquable de bien-être. Si les fleurs des cerisiers ont disparu, sauf les plus tardives au nord du pays, elles sont largement compensées par l’explosion végétale que représente le printemps tardif de mai. La nature est alors sompteuse. Le vrai printemp se situe encore en mai.
Novembre est le mois de la perfection climatique. La pluviométrie est moindre; la chaleur et l’humidité ont disparu. C’est le mois de l’été indien, parfait pour la marche et la lumière. Les feuillages d’automne concernent la mi-novembre ou plus tard autour de Tokyo, plus tôt dans le Japon du nord. Fin novembre marque le moment de bascule vers l’hiver. Si la lumière en particulier semble ne pas vraiment changer de celle de novembre, le ressenti au quotidien en promenades est très différent. Il peut faire froid mais confortablement et la nuit tombe rapidement.
L’été AU JAPON
Le réchauffement planétaire change la donne de manière sensible ces dernières années, en particulier en été, celui-ci plus que jamais caniculaire dans la durée longue - trois mois précisemment - y compris les nuits, et particulièrement taxant pour les personnes sensibles et désagréable pour les personnes avec un capital santé encore intact. L’été à Tokyo, c’est en journée entre 35 et 38 degrés ressentis entre 43 et 47 degrés. L’écart entre la température réelle, à l’ombre, et la température ressentie est due à l’humidité, de l’ordre de 90%. Ces conditions perdurent trois mois sans acalmie. L’été dans toutes les destinations phares urbaines et de plaines est donc éprouvant, sauf à prévoir une logistique de transport et un usage judicieux des lieux et des heures.
Les destinations peu ou pas affectées par les chaleurs torrides se situent toutes dans les provinces, à 900 mètres d’altitude ou plus. L’île du nord Hokkaido n’est plus vraiment le refuge climatique estival qu’elle était supposée être. 75% du territoire japonais est montagneux, donc la palette de destinations estivales en hauteur, hors la canicule quotidienne, est vaste, même à quelques heures de Tokyo, et invite à découvrir les régions hors de l’urbain. Au dessus de 900 mètres, l’air conditionné n’est souvent pas nécessaire. Un voyage centré sur ces destinations autour du thème du bien-être au Japon avec les sources thermales au centre constitue une approche très originale vous permettant d’apprécier dans le confort les paysages de campagnes en montagnes, les bains associés, promenades et randonnées, baignades dans des lacs et rivières, et aussi bien sûr les cuisines d’été. L’été en plaines et dans les villes pourtant dotées de la climatisation dans toutes les destinations est délétère aux santés fragiles avec une chaleur et une humidité intenses de nuit comme de jour sans aucune acalmie à escompter d’une journée à l’autre, à toute heure. Cette canicule quotidienne affecte les conditions physiques des personnes qui ne sont pas ou plus dans la performance. Entrez en contact pour parler posément de l’été au Japon et des options.
Les destinations peu ou pas affectées par les chaleurs torrides se situent toutes dans les provinces, à 900 mètres d’altitude ou plus. L’île du nord Hokkaido n’est plus vraiment le refuge climatique estival qu’elle était supposée être. 75% du territoire japonais est montagneux, donc la palette de destinations estivales en hauteur, hors la canicule quotidienne, est vaste, même à quelques heures de Tokyo, et invite à découvrir les régions hors de l’urbain. Au dessus de 900 mètres, l’air conditionné n’est souvent pas nécessaire. Un voyage centré sur ces destinations autour du thème du bien-être au Japon avec les sources thermales au centre constitue une approche très originale vous permettant d’apprécier dans le confort les paysages de campagnes en montagnes, les bains associés, promenades et randonnées, baignades dans des lacs et rivières, et aussi bien sûr les cuisines d’été. L’été en plaines et dans les villes pourtant dotées de la climatisation dans toutes les destinations est délétère aux santés fragiles avec une chaleur et une humidité intenses de nuit comme de jour sans aucune acalmie à escompter d’une journée à l’autre, à toute heure. Cette canicule quotidienne affecte les conditions physiques des personnes qui ne sont pas ou plus dans la performance. Entrez en contact pour parler posément de l’été au Japon et des options.
où aller
Si vous avez peu de temps - une semaine - n’allez pas partout, ne faites pas la “Golden Route” des incontournables accessibles par le Shinkansen et le JR Pass au risque de redondances. Voyagez en sillonnant à partir de bases. Il y a absolument presque tout ce qui se conjuge au temps envie-de-Japon avec Tokyo ou Kyoto comme base, et dans les territoires proches en aller-retour dans la journée, ou avec quelques nuits à destinations excentrées. Pour ce qui est de la nourriture, ici comme ailleurs, ce sont les grandes villes qui accaparent la majorité des vivres, et c’est donc là où l’on trouve la plus grande variété d’expériences gastronomiques. On mange mieux en ville qu’à la campagne dont l’offre est proportionnelle à son dépeuplement. Les épicuriens gastronomes se focaliseront sur les villes.
Un voyage d’un minimum de 13 nuits sur place permet de découvrir une large palette de destinations et d’ambiances japonaises. 20 nuits ou plus permet de pânacher facilement des destinations villes et des destinations provinciales et rurales.
En base Tokyo, cinq nuits ne sont pas de trop. Idem en base Kyoto.
Un voyage d’un minimum de 13 nuits sur place permet de découvrir une large palette de destinations et d’ambiances japonaises. 20 nuits ou plus permet de pânacher facilement des destinations villes et des destinations provinciales et rurales.
En base Tokyo, cinq nuits ne sont pas de trop. Idem en base Kyoto.
LE JAPON POUR ADULTES ET SENIORS EN HIVER
De mi-janvier à mi-mars, le Japon des destinations phares est en hiver profond. Le froid sec agréable ou vif selon les destinations, autour de 5 à 15 degrés en journée, est garanti sur la façade Pacifique avec de rares passages de neige mais parfois des heures venteuses, alors que sur la façade de la Mer du Japon, la neige est abondante, tout comme pour les destinations du nord-est. A l’opposé de l’été, il fait très sec. Le Japon des villes en particulier est beaucoup moins fréquenté en cette période, y compris par les Japonais eux-mêmes. Le charme et la mélancolie des destinations classiques urbaines et semi-urbaines, en particulier les villes avec des signatures visuelles traditionnelles fortes comme Kyoto, Nara ou Kobé, sont exceptionnels. C’est aussi et surtout l’occasion de découvrir ou approfondir votre connaissance de la gastronomie traditionnelle et d’obédience rurale dans des environnements préservés d’où émane en hiver un halo très particulier et attachant. On n’oubliera pas les doyceurs et pâtisseries wagashi. Les journées courtes - nuit noire à 17h - et les variations climatiques parfois soudaines dans une journée, demandent une planification et une logistique de voyage très fine pour profiter des jours comme des nuits avec le confort et engranger des émotions exceptionnelles qui vous marqueront durablement. Un voyage en hiver se prépare autrement. Entrez en contact.
voyager avec des contraintes physiques et médicales
La planification d’un voyage pour des personnes avec des conditions physiques et médicales particulières s’articule autour de ces conditions. Ce n’est pas au voyageur de s’adapter. Le vitalisme du quotidien, priorité aux personnes jeunes et au capital santé rayonnant encore intact, empêche souvent d’en parler dans une perspective de voyage. L’absence de dialogue hormis l’injonction de se dire que tout ira bien est justement une source de stress et d’indécision. Moi-même asthmatique et très au fait des conséquences, je suis aussi doté de plusieurs expériences de conception de programmes et d’accompagnement de voyageurs spéciaux, et ainsi en mesure de construire programmes et options sans concessions de qualité et d’émotions des expériences, avec un soucis accru du bien-être et du confort en voyage. Entrez en contact pour en parler.
voyAger pour quoi - destinations et thématiques
Pour s’éviter en partie le surtourisme - sauf si vous souhaitez absolument en être, et alors, il y a des manières et des savoir-faire avec - une approche thématique du Japon permet de changer pour soi au moins la donne du voyage. Les thématiques ne manquent pas mais le premier pas de côté consiste à penser en priorité en termes de thématiques, puis ensuite et seulement en termes de destinations. Par exemple, Kyoto en soi n’est pas une thématique mais une destination qui regorge de thématiques, les temples n’étant qu’un exemple de celles-ci. On s’évitera d’en faire une overdose sauf si passion exclusive. Pour les voyageurs adultes et seniors auxquels je m’adresse en priorité, il est devenu tabou de l’affirmer mais certaines destinations ne sont d’aucun intérêt hormis la possibilité de dire que l’on y était, en particulier les destinations artificielles connotées Cool Japan. A moins d’un intérêt particulier pour les teeshirts made in China, sillonner Shibuya et Harajuku va constituer du temps perdu à marcher sans but précis hormis une petite statue de chien, et dans une foule compacte. Il y a pourtant moyens et raisons d’aborder ces quartiers par des tangentes intéressantes, mais ces lieux - l’expérience le prouve - ne vous laisseront aucun souvenir en fin de périple. C’est un fait vérifié à chaque fois : le Japon qui marque, ce n’est pas le Japon médiatisé, et surtout pas le Japon transformé en parc d’attractions.
Les thématiques sont nombreuses mais bien normalement, la plupart de celles-ci échappent à la conscience des primo-visiteurs adultes qui ont souvent peu ou pas de temps pour penser leur voyage. Mon travail en amont consiste aussi à vous aider à y voir plus clair sur vos envies imprécises. L’imprécision de départ n’est pas un problème. Savez-vous par exemple que Kyoto est une ville d’eau, et la thématique de l’eau va déboucher sur la visite de chais de sakés et sillonner canaux et ouvrages d’art relatifs à la distribution d’eau jusqu’au lac Biwa proche peut-être pour une petite croisière, et découvrir Kyoto sous un jour complètement différent du discours officiel autour de cette ville. Et c’est sans mentionner le lien entre l’eau et la gastronomie locale.
Les thématiques sont nombreuses mais bien normalement, la plupart de celles-ci échappent à la conscience des primo-visiteurs adultes qui ont souvent peu ou pas de temps pour penser leur voyage. Mon travail en amont consiste aussi à vous aider à y voir plus clair sur vos envies imprécises. L’imprécision de départ n’est pas un problème. Savez-vous par exemple que Kyoto est une ville d’eau, et la thématique de l’eau va déboucher sur la visite de chais de sakés et sillonner canaux et ouvrages d’art relatifs à la distribution d’eau jusqu’au lac Biwa proche peut-être pour une petite croisière, et découvrir Kyoto sous un jour complètement différent du discours officiel autour de cette ville. Et c’est sans mentionner le lien entre l’eau et la gastronomie locale.
distinguer les générations
Autre tabou : distinguer les générations, c’est bien.
Il est devenu courant de voyager en famille - et dans le coeur de l’été même avec des bébés qui risquent l’insolation comme leurs parents et n’auront aucun souvenir de leur voyage au Japon, tandis que les parents, ou même les grands-parents, n’auront aucune expérience de la vie nocturne du Japon - les baby sitters sont encore une rareté mais qui se développe - expérience nocturne qui est pourtant essentielle pour goûter l’art de vivre adulte singulier et épicurien qui ne concerne que les adultes. La vie nocturne consiste à elle seule en une thématique majeure. En ce qui concerne les adolescents, plutôt que de les laisser déterminer le plan de votre voyage au Japon, il est recommandé de leur laisser beaucoup de temps à part pour vaquer entre eux, au lieu de les suivre dans des destinations qu’ils connaissent parfaitement avant même d’atterrir, pour lesquelles les parents, encore plus les seniors, n’ont en réalité et généralement aucun intérêt particulier. TeamLab - autrefois entrant dans la catégorie spectacle sons et lumières - n’est pas pour tout le monde, et c’est bien ainsi, et il n’est pas nécessaire d’aller voir pour tirer cette conclusion connue.
Il est devenu courant de voyager en famille - et dans le coeur de l’été même avec des bébés qui risquent l’insolation comme leurs parents et n’auront aucun souvenir de leur voyage au Japon, tandis que les parents, ou même les grands-parents, n’auront aucune expérience de la vie nocturne du Japon - les baby sitters sont encore une rareté mais qui se développe - expérience nocturne qui est pourtant essentielle pour goûter l’art de vivre adulte singulier et épicurien qui ne concerne que les adultes. La vie nocturne consiste à elle seule en une thématique majeure. En ce qui concerne les adolescents, plutôt que de les laisser déterminer le plan de votre voyage au Japon, il est recommandé de leur laisser beaucoup de temps à part pour vaquer entre eux, au lieu de les suivre dans des destinations qu’ils connaissent parfaitement avant même d’atterrir, pour lesquelles les parents, encore plus les seniors, n’ont en réalité et généralement aucun intérêt particulier. TeamLab - autrefois entrant dans la catégorie spectacle sons et lumières - n’est pas pour tout le monde, et c’est bien ainsi, et il n’est pas nécessaire d’aller voir pour tirer cette conclusion connue.
lire les villes et les rues - en faire usage
Il existe une grammaire des villes japonaises - et accessoirement plusieurs grammaires des provinces. Celles-ci ne sont décrites nulle part. Elles sont acquises par la pratique au long terme. Il n’y a pas de livres sur la grammaire urbaine propre au Japon, ni en français, ni en anglais, ni en japonais. Si vous venez doté d’une expérience de vie urbaine hausmanienne, votre expérience ne s’applique pas à Tokyo, ni même à aucune autre ville d’ici. La grammaire des villes est autant affaire de géographie, constitution de l’espace, que de temps, usages des espaces dans le temps d’une journée, qui là encore ne correspondent en rien à vos quotidiens. Comprendre un peu la grammaire des lieux et de l’usage du temps rend le voyage beaucoup plus jouissif. Clamer vouloir aller au hasard - argument classique sur l’air d’apprécier de ne rien comprendre - est le meilleur moyen de passer à côté de beaucoup de choses la plupart du temps illisibles.
A moins de lire le japonais, une rue marchande normalement constituée, c’est à dire qui pourvoit au besoin et pratiques du quotidien local, pas au cirque touristique, s’affiche encore à 99% en japonais. Sillonner ce type de rues est un grand plaisir, mais le sens de 70% de l’espace va vous échapper. Etre guidé, c’est être mis au diapason de ce qui se passe ici et maintenant, de ce que signifie cette devanture qui n’offre à la vue rien qui accroche, ou vraiment rien du tout - typique des arrières-rues de Kyoto où nombres de boutiques traditionnelles très orthodoxes n’offrent aucune clé visuelle pour savoir ce qui y est proposé à l’intérieur. Quant à la restauration, que ce soit une cantine ou un resto supérieur, un nombre incalculable d’établissements continuent, heureusement, à être totalement absconds de l’extérieur, à moins de lire la langue. Google et chatGPT qui n’ont aucune expérience de la vie, et que l’on ne voudrait pas à table avec soi, ne vous seront que d’une aide illusoire pour faire sens des lieux et des fonctions de ce que l’on y trouve. Par contre, quand on comprend, c’est bien mieux, mais aussi, cela marque pour le temps long. La nostalgie se nourrit de sens, pas de points d’interrogation.
A moins de lire le japonais, une rue marchande normalement constituée, c’est à dire qui pourvoit au besoin et pratiques du quotidien local, pas au cirque touristique, s’affiche encore à 99% en japonais. Sillonner ce type de rues est un grand plaisir, mais le sens de 70% de l’espace va vous échapper. Etre guidé, c’est être mis au diapason de ce qui se passe ici et maintenant, de ce que signifie cette devanture qui n’offre à la vue rien qui accroche, ou vraiment rien du tout - typique des arrières-rues de Kyoto où nombres de boutiques traditionnelles très orthodoxes n’offrent aucune clé visuelle pour savoir ce qui y est proposé à l’intérieur. Quant à la restauration, que ce soit une cantine ou un resto supérieur, un nombre incalculable d’établissements continuent, heureusement, à être totalement absconds de l’extérieur, à moins de lire la langue. Google et chatGPT qui n’ont aucune expérience de la vie, et que l’on ne voudrait pas à table avec soi, ne vous seront que d’une aide illusoire pour faire sens des lieux et des fonctions de ce que l’on y trouve. Par contre, quand on comprend, c’est bien mieux, mais aussi, cela marque pour le temps long. La nostalgie se nourrit de sens, pas de points d’interrogation.
les usages du dedans et du dehors
La grammaire des provinces et plus largement des espaces ouverts est encore plus absconde, qui ne se compare pas avec celles de vos provinces, sauf dans le péri-urbain que l’on peut éviter. Il existe des différences fondamentales d’appréciation esthétique des paysages. Le charme fou que vous allez trouver au passage d’une vallée qui ne figure pas dans les guides échappe totalement aux résidents qui pratiquent l’espace d’une manière culturelle bien différente de la votre. Juste pour citer un exemple, la pratique de l’extérieur des Japonais qui préfèrent souvent les intérieurs, est foncièrement différente de l’irresistible envie d’être dehors, qui est une constante quand on vient d’Europe de l’Ouest. Vous venez avec des filtres esthétiques qui ne sont pas identiques aux filtres sur place, ce qui peut perturber, un peu, mais au contraire permet de multiplier les approches et découvertes de lieux peu fréquentés, selon des moments de la journées autres, parce que justement pas vues de la même facon par les gens qui y résident ou les traversent. Adapter vos envies et coutumes à l’espace - l’apéritif par exemple, qui n’est pas un moment japonais - fait aussi partie de mon travail.
les dimensions esthétiques
Il est courant d’entendre clamer une passion pour l’art contemporain, limitée aux grands musées de Tokyo et une certaine île de la Mer Intérieure, ceci au risque de ne pas aller plus loin dans cette veine, et aussi de zapper en parallèle les dimensions esthétiques traditionnelles qui sont non seulement singulières au Japon, mais nourrissent encore et heureusement le quotidien d’aujourd’hui - hors les musées - dans une multitude d’interstices et de détails, alors que l’art contemporain nourrit très peu la vie quotidienne hormis quelques boutiques fancy et artificielles. On ne veut pas par exemple faire l’impasse sur l’artisanat d’usage encore courant qui apparaît dans un petit musée abscond mais essentiel, tout comme à la table d’un restaurant multicentenaire de nouilles sous la forme d’un objet en lacque usé par l’usage mais parfaitement situé dans le présent du quotidien. Etre guidé pour faire sens de cette présence au quotidien des dimensions esthétiques signées Japon intensifie le plaisir d’y être, d’en faire usage en voyage. A la fin du périple, les voyageurs interrogés sur ce qu’ils ont préféré citent invariablement des lieux, des situations, des moments où les dimensions esthétiques traditionnelles d’abord dans leurs apparitions et usages au quotidien, pas dans leur expositions muséales, ont été présentes. C’est ce Japon là qui va tracer des rides de nostalgie indélébiles une fois de retour chez vous.
Entrez en contact pour en discuter.
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